Anne Chériez : le blog

Bille en tête 2

20 février 2011

C’est à l’occasion d’ « Expo-bientôt » que Bille en tête a pu être présenté, pour la seconde fois. Le dispositif est plus discret. Une projection de l’animation en cours est projetée sur le mur en face de la table.

Vladimir est venu lors de cette soirée donner le ton de la trame, du dessin à construire.

Sur le mur défile l’animation que l’on créer image par image.

Quelques photos de l’expo :

« Avec ou sans feu », vidéo : Anne Cheriez

les « sets » de Claire Poisson

Litographie : Barbaras Dumas, Sérigraphie : Sara Campo

Monotype : Claire Poisson

Illustrations et éditions : Julia et Laurence Lechau

Gravures : Ayako Sasakibara et Junko Nakamura

Minitel génératif : Tobias Muthesius

« Architexture » vidéo : Anne Chériez

Illustrations et éditions : Julia et Laurence Lechau

Mais aussi les travaux de travaux de Marine Jubert, et Amaury André et Olivia Gouguenheim…

Mise au point

19 février 2011

Le repos mental n’est pas loin!
De multiples questions m’ont envahies l’esprit ces derniers temps et m’ont mises en face de contradictions fortes.

Concrètement cela se traduisait toujours de la même façon. Après un accrochage ou l’envoie d’un dossier, j’avais toujours ce même sentiment :  celui d’être sincère mais en même temps incomplète et empêchée de quelque chose. Comme si une partie de moi n’y était pas. À chaque nouvelle expérience j’étais devant la question « comment vais-je pouvoir montrer mon travail, tout dire et en même temps garder une certaine cohérence. La cohérence…. Ma réponse à toujours été de choisir un seul biais, sans parler des autres. D’où ce sentiment d’incomplétude (?).

Lors de ma dernière exposition « brume d’espace », j’ai pensé organiser une performance où un visiteur (complice) inciserait une de mes toiles, comme un acte destructeur mais en même temps qui peut faire sens si l’on pense au vide, à la limite, qui fait partie de mon travail. Bon, mais Fontana était déjà passé par là et surtout l’idée de voir à quel point je n’assumais pas ce que j’avais peint m’interpellait, pour le moins…
Pourtant! chaque toile, chaque dessins, chaque vidéo à toujours émergé d’une authenticité profonde.

C’est donc pendant cette exposition, que la solution m’est apparu, clairement. Envahie par le soulagement et l’enthousiasme à la fois, j’avais trouvé le moyen de résoudre ses espèces de conflits intérieurs.

La façon d’unir ma pratique, n’est pas précisément de réunir ou niveler le tout, mais d’accepter d’être multiple, complexe, et même contradictoire, incroyable. Et de se montrer comme tel.

Je suis en train d’écrire une sorte de cartographie de mon travail où tout pourra cohabiter.
De la même façon que plusieurs niveaux cohabite en nous. Nous pouvons faire preuve d’égoïsme primaire et trois minutes plus tard de l’acte le plus désintéressé et le plus juste possible.

Il y a quelque temps un ami qui connais un peu mon travail m’a dit par rapport à celui-ci :  » je ne sais pas qui tu es ».
Touchée!

j’ai ma réponse aujourd’hui.

Ce qui me passionne ce sont les mécanismes. Je mets dans mon travail le médium dans sa fabrique pure, je mets de la même façon mon processus de création à nu. Comment ça marche. Comment ça vit, ensemble, en dessous ou au dessus…

Cartographie en construction :

Vernissage

15 février 2011