Anne Chériez : le blog

Peinture jusqu’au coup

Préparation de la prochaine exposition avec Edouard Baribeaud.

Aujourd’hui est une des rares fois où j’arrive à m’y prendre comme je souhaite m’y prendre. J’ai 5 formats tendus et prêts, ensemble. C’est rare que j’ai la patience, mais ça vaut le coup. Ça permet vraiment d’avoir la souplesse nécessaire, d’avoir aussi le recul suffisant pour « peindre sans trop peindre ». Ne pas s’acharner sur une forme et la tuer, à force…trop de force.

Les choses deviennent claires, j’ai tellement regardé mes photos, fait des croquis, hésité, redessiné, réfléchi, ça y est c’est mûr. C’est toujours bizarre ce moment où tu sais que là tu va commencer ta toile, tu sais ce que tu veux faire, mais tu fais tout sauf ça : ranger un truc, regarder 10 fois tes dessins, mélanger lentement la couleur, comme pour faire durer le moment.

Donc, la journée fut bonne, demain sera du même goût, je pense, j’espère! C’est un peu animal la peinture. Bête comme un peintre n’est ce pas. (c’est Duchamp qui l’a dit!)

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